L’actualité au 22/07/2026

(Extraits de l’information prioritaire transmise à chacun de nos adhérents)

NAO : il a fallu ressortir le ramasse-miettes…

Les NAO ont été rouvertes au forceps après l’échec désastreux des précédentes négociations, conséquence directe de l’obstination du patronat à refuser toute véritable revalorisation des salaires.

Une fois encore, les employeurs n’ont concédé que des miettes. Nous avons choisi de les prendre, non par satisfaction, mais par responsabilité, afin d’éviter  et que le SMIC continue de rattraper, voire d’écraser, les premiers niveaux de la grille salariale.

La CFDT ne se satisfera jamais d’une politique salariale au rabais. Nous resterons pleinement mobilisés pour que les prochaines NAO débouchent sur de véritables augmentations générales, garantissant le maintien des écarts de qualification, la reconnaissance des compétences et le refus du tassement de la grille des salaires. Les salariés méritent mieux que des concessions minimales arrachées au compte-gouttes.

Voici la nouvelle grille applicable au 1er juillet 2026 :

Réécriture du statut de l’apprenti avocat…

L’article de la convention collective relative à l’apprentissage pour les élèves avocats a été réécrit dans le cadre d’un avenant à l’accord de

Sans entrer dans tous les détails que vous trouverez dans l’avenant, le point à noter est la disparition des rémunérations représentant un pourcentage du Smic suivant l’âge et l’année d’apprentissage (de 55 à 95 %).

Dorénavant il sera égal à 100 % du Smic quelque soit l’âge de l’apprenti.

La passerelle vers le barreau ne doit pas devenir un prétexte à casser les salaires…

Le collège employeur propose un avenant qui se limite à vouloir créer une nouvelle catégorie de « juristes débutants », le patronat prétend favoriser l’accès à la profession d’avocat Mais derrière ce discours séduisant se cache une tout autre réalité : la création d’un statut moins rémunéré, qui tire l’ensemble des salaires vers le bas et fragilise les nouveaux entrants.

Pour la CFDT, cette logique est inacceptable. L’avenir de la profession ne se construit pas …
L’article L. 2241-7 du Code du travail prévoit que les organisations liées par une convention de branche doivent se réunir au moins une fois tous les cinq ans pour négocier sur les classifications.

Si la grille de classification doit évoluer, c’est bien dans son ensemble. Elle doit reconnaître les compétences, les responsabilités et les réalités nouvelles des métiers, garantir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, avec des rémunérations à la hauteur des qualifications, en particulier prévoir une valeur de point unique, pour offrir de véritables perspectives d’évolution à tous les salariés, en ce compris les avocats qui sont souvent des salariés sacrifiés.

La CFDT refuse une modernisation de façade qui organise la précarisation des débuts de carrière. Ce que nous défendons, c’est une réforme ambitieuse, cohérente et équitable, au service de l’attractivité de la profession et de la reconnaissance du travail de tous les salariés des cabinets.

Les employeurs attendent-ils que les aidants ne le soient plus ?

Une fois de plus, le patronat renvoie aux calendes grecques une négociation pourtant urgente. Après avoir présenté un projet d’accord se limitant à reprendre les dispositions minimalesil invoque désormais la nécessité d’une prétendue réflexion « philosophique » pour reporter les discussions au mois d’octobre.

Pour la CFDT, cet argument est irrecevable. Les salariés proches aidants n’ont pas besoin de grands discours ni de débats théoriques. Ils ont besoin de droits concrets, de temps et de solutions pour accompagner un parent, un conjoint ou un enfant confronté à la maladie, au handicap, à la perte d’autonomie, jusqu’au terme de sa vie.

Chaque report est une réponse de moins à des milliers de salariés qui concilient, souvent au prix de lourds sacrifices, leur vie professionnelle et leurs responsabilités d’aidant. Il est temps que le patronat cesse de temporiser et ouvre enfin une véritable négociation permettant d’obtenir des avancées réelles. 

La pensée d’Oscar Wilde est vraiment d’actualité : « Je ne remets jamais au lendemain ce que je peux faire le surlendemain. »

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