(Extraits de l’information prioritaire transmise à chacun de nos adhérents)
Négociations Salariales à minima, avec les Juristes sacrifiés, c’est non !
Les dernières propositions des syndicats employeurs lors des négociations de branche sont une véritable insulte à notre travail et à notre cohésion.
Des « miettes » pour les coefficients 350 et 385 : alors qu’une augmentation de 1,20 % est proposée pour l’ensemble de la grille, ce qui est déjà trop peu, les employeurs ont décidé, arbitrairement, d’écarter les juristes de cette dynamique, avec seulement 0,50 % d’augmentation pour le coefficient 350, et un dérisoire 0,19 % pour le coefficient 385. Cette volonté de traiter deux coefficients différemment est inacceptable. En agissant ainsi, le patronat provoque un nouveau tassement de la grille par le milieu, sans aucun argument solide pour justifier une telle discrimination.
L’inflation « à la carte » : un argument malhonnête !
Les employeurs justifient leurs propositions par des prévisions d’inflation basses. Quelle mémoire sélective ! Où étaient-ils quand l’inflation affichait 6 % ? Les salaires n’ont jamais été augmentés proportionnellement à la hausse des prix ces dernières années. L’inflation ne peut pas être un argument que l’on sort uniquement quand cela arrange le patronat pour limiter nos augmentations !
Nos revendications sont claires :
• Refus du tassement de la grille : Nous n’accepterons pas que des catégories entières de salariés soient ainsi dévalorisées.
• Une augmentation équitable pour tous : La revalorisation doit concerner chaque coefficient, sans exception.
• Reconnaissance de l’engagement : Le travail des juristes et de l’ensemble des personnels mérite un vrai salaire, pas des ajustements à la marge.
La CFDT est restée ferme et n’a pas signé le sacrifice d’une partie des salariés au profit d’économies de bout de chandelle. Les autres syndicats nous ont suivi. Un constat d’échec des négociations salariales 2026 va donc être signé, c’est pitoyable, mais quelle honte pour la profession d’Avocats !
Le rapport de branche : Incomplet
Il est obligatoire de présenter annuellement un rapport sur l’activité de la branche, contenant des informations statistiques et autres données chiffrées, sur l’emploi, les salaires, le contexte économique. Ce rapport est majeur pour appréhender la négociation annuelle des minimas de salaires.
Un premier rapport avait été présenté en novembre 2025, qui méritait d’être complété sur certains points non évoqués, ou sur des anomalies. Par exemple …
Sur l’augmentation des loyers, qu’évoquent les employeurs, la CFDT a souhaité rappeler que bien souvent, les locaux d’exploitation sont loués à des SCI détenus par les avocats ou leurs proches, étant dès lors un moyen indirect d’augmenter leur patrimoine.
Certes, certains cabinets d’avocats souffrent par une faible activité ou trop d’aide juridictionnelle, mais la CFDT a souhaité relativiser la présentation quelque peu défavorable de l’évolution des cabinets.
A ce jour nous n’avons toujours pas reçu les compléments et précisions sollicitées, évidemment, elles auraient desservies le collège patronal pour les négociations salariales…
Retraite supplémentaire, un accord signé mais toujours en attente d’extension
Vous le savez, depuis le 31 décembre 2024 le régime de retraite supplémentaire obligatoire pour les personnels non avocats a disparu. Un accord a été signé le 2 juillet 2025 relatif à la mise en place d’un nouveau régime d’épargne retraite supplémentaire obligatoire du personnel salarié des cabinets d’avocats, mais cet accord reste toujours en attente d’extension. C’est le Ministère du Travail qui est le maître des horloges à ce stade, nous ne pouvons que patienter.
