Salaires : + 1,4 % : une aumône, et encore !

Le CSN joue la carte de la peur en parlant d’une reprise « fragile » en 2025, malgré l’installation de 500 notaires supplémentaires et une inflation annoncée entre 0,8 et 1,4 %. Et avec ça, ils osent proposer une hausse dérisoire de + 1 % du point ? C’est une provocation.

La CFDT remet les pendules à l’heure : la situation n’a rien de catastrophique. Le chiffre d’affaires global de 2024 est au niveau de 2019, cette fameuse « plus belle année » dont la profession se vantait. Et ce n’est pas tout : les données de l’Autorité de la concurrence sont sans appel. Malgré une augmentation du nombre d’études et des tarifs réglementés en baisse, les notaires ont maintenu un résultat médian à 29 % du chiffre d’affaires entre 2016 et 2023. Traduction : la crise, ils savent très bien l’absorber… pour conserver leurs bénéfices !

Face à ça, l’ensemble des syndicats de salariés réclame + 3 %. Une demande légitime, minimale…

Car les faits sont têtus : depuis 2019, l’inflation a explosé à +15,23 %, pendant que les revalorisations du point plafonnent à +13,8 %. Il manque déjà 1,43 % rien que pour rattraper le retard. Et avec l’inflation qui continue, exiger + 3 %, c’est simplement défendre le maintien du pouvoir d’achat, pas réclamer un privilège.
Et que répond le patronat ? + 1,18 %. Puis, après une suspension de séance, quelques reculs : certains syndicats se contenteraient de + 1,6 %, quand la CFDT et la CGT refusent de descendre sous la barre des 2 %.

🔒

Contenu réservé aux adhérents

La suite de cet article est réservée aux membres du SNPJ CFDT.
Veuillez vous identifier pour accéder à votre espace adhérent.

Se connecter

Publications similaires