Un choix difficile mais une ligne claire :
Défendre les salariés, pas rogner leurs droits !
Rappelons une réalité que certains préfèrent oublier : un régime de prévoyance, ça doit être à l’équilibre pour survivre … Dans la branche du notariat, il y a une spécificité majeure : c’est la seule des professions judiciaires où la prévoyance est financée à 100 % par les employeurs. Un acquis fort, que le CSN a voulu préserver, mais à quel prix ?
Leur proposition est sans détour : une légère hausse de cotisation patronale, mais en contrepartie, une casse massive des garanties : baisse du capital décès, rente éducation divisée par deux, seuil d’incapacité durci, et suppression pure et simple de plusieurs aides : frais d’obsèques, congés de présence parentale, solidarité familiale et proche aidant, et les salariés qui souhaiteraient conserver leurs garanties, pourraient souscrire une option spécifique, uniquement à leur charge financière…
Autrement dit : faire des économies sur les salariés dans un moment de leur vie où ils en ont le plus besoin. Inacceptable. Car la prévoyance, ce n’est pas un luxe. C’est une protection en cas de drame. Elle doit être égalitaire, quelque soit le statut et le niveau de revenus, l’option ne pourrait être souscrite que par les salariés les plus aisés. Et ça, la CFDT, avec la CGT, l’UNSA et FO, refuse de le sacrifier.
Les assureurs ont été clairs : pour maintenir les garanties, il faut une cotisation à 0,90 %. Avec un effort patronal maintenu à 0,73 % (plus 0,02 % via la dépendance), cela implique une participation salariale à hauteur de 0,15 %. Le choix est alors posé, brutalement :
👉 soit préserver le « 100 % patronal » en acceptant moins de droits,
👉 soit défendre les garanties, même si cela implique une contribution des salariés.
Après des discussions serrées, deux visions s’opposent. Certains syndicats acceptent la baisse des garanties pour éviter toute cotisation salariale. D’autres, dont la CFDT, font un choix de responsabilité : protéger les salariés, coûte que coûte. Résultat : les droits sont maintenus. Et une autre garantie a été arrachée en dernière minute par la CFDT : dès que le régime reviendra à l’équilibre, la baisse des cotisations bénéficiera en priorité aux salariés. Cet accord n’est pas un chèque en blanc : il est limité à 2026. Une renégociation aura lieu en fin d’année. Et une chose est certaine : la CFDT sera au rendez-vous pour continuer le combat. Parce que la solidarité ne doit jamais être sacrifiée sur l’autel des économies.
