(Extraits de l’information prioritaire transmise à chacun de nos adhérents)
Négociation salariale, le passage en force du patronat ne passe pas !
La situation est claire : le blocage est organisé. La fédération patronale refuse toujours d’accorder une revalorisation digne à l’ensemble des salariés, maintenant sciemment la grille dans un état d’injustice inacceptable. Face à ce mépris, nous…
Et comme si cela ne suffisait pas, la FEPRAJ franchit un nouveau cap. Le 24 février 2026, elle transmet une « recommandation »… datée du 12 décembre 2025, au Président de la Commission Mixte Paritaire et aux organisations syndicales. Une manœuvre inacceptable, d’autant plus scandaleuse qu’une réunion s’est tenue fin janvier sans qu’aucune mention ne soit faite de cette décision unilatérale. C’est un déni pur et simple du dialogue social. …
En théorie, une recommandation s’imposerait aux employeurs affiliés aux organisations patronales signataires. Mais dans la vraie vie, qui contrôle ? Qui sanctionne ? Personne. Et pendant ce temps, les patrons non syndiqués, eux, s’affranchissent tranquillement de toute contrainte. Résultat : une règle de façade, sans portée réelle, pendant que les travailleurs, eux, continuent de subir.
Peut-être aussi que cette recommandation a été établie en urgence pour tenter d’atténuer une position patronale devenue insoutenable devant les acteurs économiques nationaux et ministères de tutelle…
Le contenu est à la hauteur de la méthode : 7,5 % d’augmentation pour les niveaux 1 et 2, mais seulement 4,5 % pour les autres. Une politique assumée de division entre salariés, que nous refusons catégoriquement.
L’intersyndicale, par la voix de la CFDT, a posé une exigence claire : 7,5 % pour tous, sans exception. C’est le minimum pour rétablir un semblant de justice et rouvrir de véritables négociations. La réponse de la FEPRAJ est attendue le 20 mai. Elle sera scrutée de près.
Régime de santé des Avocats aux Conseils : une vigilance nécessaire.
Dans l’attente de la mise en place du nouveau régime santé de la PRAJ, les dispositifs existants des trois professions continuent de s’appliquer. Si les régimes 2024 des administrateurs et mandataires judiciaires, ainsi que celui des greffes, affichent une situation satisfaisante, celui des avocats aux Conseils apparaît plus fragilisé.
Il convient néanmoins de relativiser ces résultats, dans la mesure où ce régime ne couvre qu’environ 160 salariés, ce qui le rend particulièrement sensible aux variations. Nous resterons attentifs aux évolutions à venir, notamment à la lumière des comptes 2025.
Prévoyance chez les AJMJ : un redressement confirmé !
Après des années impactées par un sinistre majeur entaché de soupçons de fraude, le régime retrouve enfin des couleurs. Cette amélioration n’est pas anodine : elle doit maintenant se traduire concrètement pour les salariés.
Nous avons donc exigé le retour aux garanties initiales du contrat ainsi qu’une baisse des cotisations. Une proposition a été construite avec Malakoff Humanis et validée par les organisations syndicales. Nous attendons désormais que la FEPRAJ prenne ses responsabilités. Il n’y a aucune justification à retarder une mesure de justice aussi évidente.
Greffiers stagiaires une avancée !
Un avenant à l’article 53 de la convention collective nationale, porté par la FEPRAJ, a été adopté à l’unanimité des deux collèges. Il intègre désormais les moins de 26 ans dans le dispositif de contrat de professionnalisation.
Cette évolution concerne en particulier les greffiers stagiaires, dont le statut restait jusqu’ici insuffisamment défini. Une clarification attendue, qui constitue une avancée concrète pour les jeunes entrants dans la profession.
